
En Médecine Traditionnelle Chinoise, le printemps débute le 4 février… et l’énergie du Bois se remet en mouvement.
Un frémissement discret mais puissant.
Quelque chose cherche à sortir de terre. À grandir. À prendre sa place.
Le printemps est associé à l’élément Bois.
Et le Bois, je le ressens comme un élan intérieur : celui qui pousse, qui oriente, qui donne une direction.
Dans ma pratique du Yin Yoga, cette énergie devient très palpable.
Le Bois dans le corps : espace, direction, circulation
L’élément Bois est intimement lié aux méridiens du Foie et de la Vésicule Biliaire.
Ce sont des méridiens qui parlent de circulation, de souplesse, mais aussi de choix et d’alignement.
Au printemps, quand cette énergie commence à monter, je la perçois souvent dans :
- les hanches qui résistent,
- les flancs qui tirent,
- une possible agitation intérieure .
En Yin Yoga, les postures longues, au sol, viennent rencontrer cette énergie du Bois sans la contraindre.
Ouvertures des hanches, étirements latéraux, torsions douces…
Ce ne sont pas des formes spectaculaires, mais des espaces de dialogue avec les méridiens.
Je n’essaie pas de faire « pousser » quelque chose.
J’essaie surtout de retirer ce qui empêche la croissance.
Accompagner l’élan plutôt que le contrôler
Ce que l’élément Bois enseigne, c’est que la croissance ne supporte pas la rigidité.
Quand on force, ça casse.
Quand on écoute, ça s’oriente.
Sur le tapis, je me demande souvent :
Où est-ce que je manque d’espace pour laisser circuler ?
Qu’est-ce qui demande à grandir ?
Et si le printemps était un espace d’ajustement intérieur
Le Yin Yoga au printemps devient alors une pratique de régulation :
- ralentir pour sentir,
- sentir pour ajuster,
- ajuster pour avancer avec plus de justesse.
Le printemps, pour moi, n’est pas une accélération brutale.
C’est un moment de réalignement avec l’élan du vivant.
L’énergie du Bois nous invite à avancer, oui, mais à partir d’un espace intérieur plus souple, plus fluide, plus conscient.
