J’avais envie de partager une pensée qui m’accompagne en ce moment… quelque chose de simple en apparence, mais que je trouve profondément essentiel.
Garder un lien avec soi-même, ça évoque quelque chose de très simple… et pourtant assez rare.
C’est comme ne pas se perdre en vivant.
Dans le quotidien, on est souvent tiré vers l’extérieur : ce qu’il faut faire, ce qu’on attend de nous, les sollicitations, le rythme. Le lien avec soi, c’est ce fil invisible qui reste là malgré tout. Celui qui nous permet de sentir :
- ce que nous ressentons vraiment (pas ce que « je devrais ressentir »),
- ce qui est juste ou non pour nous,
- notre énergie, nos limites, nos élans.
C’est une forme de présence intérieure.
Concrètement, ça peut être :
- s’arrêter quelques instants et se demander « comment je vais, là ? »
- écouter son corps (fatigue, tension, respiration)
- ne pas dire oui quand quelque chose en nous dit non
- se donner des espaces sans rôle, sans masque
Il y a aussi quelque chose de très doux là-dedans : une fidélité à soi. Comme une relation qu’on entretient, mais avec soi-même. Et comme toute relation, si on ne la nourrit pas, elle s’éloigne.
Et souvent, quand ce lien est là, il y a moins de confusion. On peut être dans le monde, avec les autres… sans se quitter.
Le Yin Yoga, pour moi, est devenu cet espace.
Un espace où j’arrête de faire, où je n’ai rien à prouver, rien à atteindre.
Juste à être là.
Revenir au souffle.
Aux sensations.
À ce qui est vrai, là, maintenant.
Parfois c’est confortable, parfois ça résiste, mais j’apprends à ne plus fuir quand ça ralentit.
À rester.
À écouter.
À accueillir.
Et je réalise que garder le lien avec moi-même, ce n’est pas quelque chose à construire. C’est quelque chose à retrouver. Encore et encore.
Et aujourd’hui, je sais que le Yin Yoga fait profondément partie de ce chemin-là.
Et vous, quand avez-vous pris un vrai moment pour être avec vous-même, sans distraction ni attente ?
